LE HAVRE 0-1 OM : Dans une soirée émouvante et emplie de tristesse suite au drame qui s'est produit dans la matinée, les Olympiens se sont imposés au Havre grâce à un coup franc de Zenden et une partie maîtrisée.




Tous les joueurs et le staff olympien en train d'applaudir la tribune marseillaise de Jules-Deschaseaux. L'image est forte tout autant que la charge émotionnelle qui régnait au Havre ce samedi.
Les Olympiens ont su trouver les ressources morales pour faire l'essentiel sur le terrain. A savoir s'imposer par la plus petite des marges. Avec le drame intervenu sur l'Autoroute A6 dans la matinée et ayant coûté la vie à deux supporters marseillais, l'humeur n'était pas à la célébration mais plutôt au recueillement. «On est tous triste, c'est une victoire pour nos supporters» disait Bolo Zenden après la rencontre, lui le buteur sur coup franc de la 56e minute. Avant cette réalisation du Hollandais, les hommes de Erik Gerets avaient surtout eu le ballon entre leurs pieds mais les Havrais, eux, se procuraient le plus d'occasions par Fauré (5e, 28e) ou un but refusé à ce même Fauré pour hors-jeu juste avant la pause (45e+1). Gênés par le bloc défensif havrais, les Olympiens se signalaient par la frappe de Zenden et la manchette de Revault (38e), ou les inspirations de Karim Ziani.
Après le joli et finalement victorieux coup franc de Zenden (56e, 0-1), l'OM gérait alors son avantage, n'étant mis en danger qu'assez rarement par les attaquants normands. L'entrée en jeu de Ben Arfa permettait une conservation de balle encore plus grande. L'international y ajoutait la qualité de son jeu de passe avec une ouverture dans la course pour Niang, la frappe du Sénégalais étant contrée par Sambou (63e). Koné y allait lui aussi de sa reprise boxée par Revault (75e). Le sérieux et la concentration demandés par Gerets avant le match payaient au fil des minutes alors que M'Bami venait prêter mais forte au milieu après la sortie de Niang.
Les deux coups francs de Lesage stoppés par Mandanda en toute fin de partie et l'exclusion de Zubar (90e+2) provoquaient une certaine crispation. De courte durée.
De quoi obtenir la deuxième victoire dans la saison, la 900e de l'histoire du club parmi l'élite. C'est bien peu au regard de la tragédie survenue un peu plus tôt dans la journée et de la douleur suscitée dans la famille olympienne. C'est juste une infime lueur dans une nuit de tristesse.
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# Posté le samedi 23 août 2008 17:21

OM 4-0 AUXERRE : L'OM S'AFFIRME : Deuxième victoire de la semaine pour les Olympiens, qui ont régalé leur public d'un nouveau festival offensif. Cet OM peut faire très mal.




Les Marseillais sont de nouveau allés droit au but dimanche soir contre Auxerre. Avec de nouveau quatre buts marqués. Mais cette fois sans en rendre un seul, grâce à un équilibre plus constant.
Et si les réglages dans le jeu et son animation continuent de s'opérer pour éliminer çà et là les scories, la puissance de feu donne déjà des vertiges. Et surtout, beaucoup de plaisir.

Auxerre s'était bien regroupé et n'a pas livré un mauvais match. Mais la capacité irrésistible de l'attaque marseillaise à perforer et à « réaliser » ne lui a laissé aucune chance de rentrer en Bourgogne sain et sauf.
Mamadou Niang a ouvert le bal. Koné lui a gratté un ballon plus ou moins mort dans les pieds de Grichting avant de lui permettre de transformer d'une tête plongeante esthétique (1-0, 17e).
Et pendant dix bonnes minutes, le quatuor offensif, où les permutations entre Ziani et Ben Arfa perturbaient l'organisation bourguignonne, s'en donna à c½ur joie.
Les Icaunais ne ressurgirent qu'en fin de première période avec deux bonnes frappes enlevées par Mandanda. Les joueurs d'Erik Gerets leur avaient laissé quelque liberté.
La privation fut presque totale en deuxième mi-temps. Au pain sec. Sous l'impulsion d'un M'Bami tonique et d'un Ziani tranchant sur la gauche comme sur la droite, l'équipe olympienne étouffa cette fois sa proie sans jamais desserrer les mains.
Elle renforça son contrôle des événements et claqua trois buts. Le premier déclencha l'avalanche, comme une détonation en montagne. L'écart se fit quand Grichting voulut empêcher Niang de reprendre un centre-tir de Ben Arfa (après un raid de Ziani). L'Auxerrois trompa son gardien. Lequel dut aller encore deux fois chercher le cuir dans ses filets. Après un festival de Grandin (petit pont sur Mignot en pleine surface et pichenette au dessus du gardien) (3-0, 76e). Et enfin sur un coup-franc que Zenden déposa dans sa lucarne (86e).
4-0, score royal. Une Ola était toute indiquée. Le Vélodrome ne s'en priva pas pour boucler la fête.

# Posté le jeudi 21 août 2008 06:29

BRANN 0-1 OM : L'OM a pris une petite option sur la qualification en Champions League, en s'imposant 1-0 à Bergen, en match aller du tour préliminaire.

L'OM a été pile à l'heure de son rendez-vous européen. Il a réussi à trouver la faille dans une formation norvégienne physique, combative et regroupée grâce à une action de grande classe. Et à un double exploit. A la 40e, Hatem Ben Arfa mit dans le vent tout un flanc de la défense de Brann avant de servir en retrait Benoît Cheyrou dont la talonnade inspirée offrit la victoire aux Phocéens (0-1, 40e).
Un but tout en finesse, ce qui contrasta nettement avec la rudesse des lignes de Brann Bergen.
Un but capital en tout cas pour la suite des événements, inscrit sur la principale occasion de la première période. Avant elle, Opdal avait du repousser une frappe puissante de Cheyrou, mais n'avait pas eu de face à face à négocier dans sa surface.

Il faut dire que les coéquipiers d'Eirik Bakke n'avaient pas lésiné sur le contact et l'engagement pour éloigner le danger, ou, le cas échéant, le circonscrire par des fautes avant qu'il ne croisse.
Les grands gabarits scandinaves ont formé un magma compact. Mais un bloc plutôt rapide aussi, paradoxalement, en contre, lors des remontées de balle. Tant et si bien que Steve Mandanda dut plusieurs fois anticiper des sorties pour calmer quelques ardeurs. Alors que dans l'axe, l'association Hilton-Zubar donna des assurances.
A la pause, Kaboré remplaça Cana dans ce milieu de terrain renforcé depuis Rennes (à trois, avec M'Bami et Cheyrou). L'Albanais avait été touché en première période au pied.
Dans cette nouvelle configuration, le jus du Burkinabé fut précieux à la récupération. Plusieurs de ses jaillissements furent intéressants. Et surtout, l'ensemble conserva son emprise sur la rencontre.
Un contrôle sublimé par les fulgurances de Ben Arfa. En plus de l'action du but, l'ancien lyonnais s'illustra ainsi encore en maintes occasions, alors que les tacles pleuvaient sur lui. Presque indifférent à cette garde rapprochée.
Chacun en pointe, Demba et Niang se firent menaçants à l'heure de jeu. Avant que ce dernier ne cède sa place à Djibril Cissé, pour les 10 dernières minutes. Une fin de partie où l'on constata une hausse de rythme.
Les Norvégiens se livrant un peu plus, et les Phocéens prenant dès lors possession de nouveaux espaces. Avec, en prime, deux balles de 2-0. Une sur un coup-franc de Cissé, dévié par le mur et qui manqua de prendre totalement à revers le gardien. Lequel fut également battu sur une tête de Zubar (servi par Ben Arfa). Mais là encore le cuir s'échappa du cadre.
Deux belles occasions que les Marseillais faillirent regretter, quand Moen s'élança pour frapper un coup-franc idéalement placé, à la dernière minute. Il ne fit qu'effleurer le sommet de la transversale, ne remettant pas en cause l'avance olympienne avant le match retour dans quinze jours.

# Posté le mercredi 13 août 2008 18:57

Modifié le jeudi 14 août 2008 05:05

RENNES 4-4 OM :Des buts à la pelle, un Ben Arfa étincelant et un Mandanda ange-gardien. Cela aurait pu être une première soirée idéale pour les Olympiens. Mais Rennes a égalisé à la dernière seconde (4-4).




Si la Ligue 1 avait besoin d'une bande-annonce, le Rennes-OM de samedi soir pourrait être un outil efficace de promotion. Il y eut un peu de tout, et surtout beaucoup de buts, au stade de la Route de Lorient.
Un match qui aura scotché tout le monde. Tant il aura été indécis et spectaculaire. C'est l'OM qui faillit tirer le mieux son épingle de ce jeu effréné. Grâce à son potentiel offensif. Grâce aussi aux parades à répétition de Steve Mandanda devant Mika Pagis, Jérôme Leroy ou Olivier Thomert.
Le jeu


Eric Gerets avait composé un onze de départ sans surprise. Les 4 recrues principales de l'intersaison étaient alignées.
En deuxième période, le technicien belge a cherché à retrouver le contrôle du ballon en faisant entrer Cheyrou, à la place de Koné (56e).
Ce dernier avait ouvert le score dès la 5e minute. Un retard que Baky Koné annula dès la 12e, de magnifique manière. Une frappe croisée du gauche en pleine lucarne, après un crochet dévastateur sur Bocanegra (1-1).
En danger depuis le début du match, les Phocéens se remirent ainsi à l'endroit. Et firent alors parler leur puissance de feu. Deux minutes à peine s'étaient écoulées après l'égalisation, qu'une une-deux grande distance entre Niang et Ben Arfa voyait l'ancien lyonnais prendre à revers Douchez sur son contrôle avant de conclure en force, à un souffle de la ligne de but (1-2).
Mamadou Niang ne s'illustra pas seulement dans le rôle du passeur. Il y alla aussi de son but, en héritant d'un centre de Taiwo passé entre les mailles de la charnière centrale rennaise (1-3, 29e). Et il y eut même une balle de 1-4 pour Djibril Cissé, mais cette fois Douchez eut la main ferme.
A cette première mi-temps d'exception, a succédé une autre, tout aussi folle. Elle vit Rennes réduire la distance, puis l'effacer tout bonnement. Un scénario étonnant où des carences marseillaises ouvrirent la voie. Des « défaillances » défensives, comme le dira Pape Diouf, qui pèseront lourdement.
Thomert ramena d'abord le score à 2-3. Un avertissement qui conduisit Eric Gerets à remplacer Koné par Cheyrou. Mais les offensives bretonnes ne furent jamais totalement annihilées. La flamme ne s'est jamais éteinte dans les yeux des coéquipiers de Jérôme Leroy. Jusqu'au bout, et alors que Mandanda multipliait les sauvetages.
Un portier malheureux. Après tant d'exploits, il s'inclina au tout début du temps additionnel, quand Erbate dégageant sur sa ligne un tir de Pagis renvoya le cuir sur son gardien. Mais la soirée ne s'acheva pas sur ce contre malheureux et sur cette égalisation.
Les Marseillais tinrent encore une fois, une dernière, leur bonheur. Elliot Grandin, entré peu avant, marqua un quatrième but, dans un angle fermé (3-4) après un dégagement hâtif devant Douchez. La joie laissa place à la déception. Sur l'engagement, une tête de Cheyrou remit une ultime fois les deux formations sur un même pied d'égalité. L'OM sait souffler le chaud, et faire le show. Il lui faut maintenant apporter les réglages nécessaires pour ne plus vivre de douche froide.
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# Posté le dimanche 10 août 2008 04:23

Ce sera Brann Bergen ! Malgré une défaite 2 buts à 1 à Ventspils, les Norvégiens de Brann Bergen ont obtenu leur billet pour le tour préliminaire de Champions League face à l'OM.

Brann s'est fait peur. Mené 2-0 par Ventspils à la pause, les champions de Norvège ont réagi en seconde période avec un but de Björnsson à la 50ème minute. Vainqueur 1-0 à l'aller, les hommes de Mons Ivar Mjelde doivent leur qualification au but marqué à l'extérieur.
L'Olympique de Marseille affrontera donc le SK Brann Bergen, actuellement sixième de L1 norvégienne, lors du tour préliminaire de Champions League. Le match aller aura lieu à Bergen le mercredi 13 août à 20h45* et le retour à Marseille le mercredi 27 aoûtà la même heure.

Ce sera Brann Bergen ! Malgré une défaite 2 buts à 1 à Ventspils, les Norvégiens de Brann Bergen ont obtenu leur billet pour le tour préliminaire de Champions League face à l'OM.
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# Posté le mercredi 06 août 2008 04:48